Entretien avec Louis Berghmans
Les actualités du troisième trimestre 2026
LE PRIX DU TEMPS
L'environnement économique évolue.
L’inflation repart à la hausse
et les taux d’intérêt progressent dans la plupart des économies. Pourtant, les
marchés boursiers mondiaux restent stables et les entreprises affichent
toujours des bénéfices solides.
Mais derrière cette apparente
stabilité, une nouvelle réalité s’impose : le prix du temps. Les profits futurs
valent désormais moins. La capacité des entreprises à générer du cash dès
aujourd’hui devient essentielle.
Dans cette revue des marchés,
Louis Berghmans, Directeur commercial chez TreeTop, revient sur les enjeux du
moment :
• La remontée
des taux d’intérêt et ses conséquences sur les marchés
• L’impact du
coût du temps sur la valorisation des entreprises
• L’importance
de la génération de cash dans un environnement de taux plus élevés
Entretien avec Louis Berghmans
Actualités du troisième trimestre 2026
LE PRIX DU TEMPS
L'environnement économique évolue.
L’inflation repart à la hausse
et les taux d’intérêt progressent dans la plupart des économies. Pourtant, les
marchés boursiers mondiaux restent stables et les entreprises affichent
toujours des bénéfices solides.
Mais derrière cette apparente
stabilité, une nouvelle réalité s’impose : le prix du temps. Les profits futurs
valent désormais moins. La capacité des entreprises à générer du cash dès
aujourd’hui devient essentielle.
Dans cette revue des marchés,
Louis Berghmans, Directeur commercial chez TreeTop, revient sur les enjeux du
moment :
• La remontée
des taux d’intérêt et ses conséquences sur les marchés
• L’impact du
coût du temps sur la valorisation des entreprises
• L’importance
de la génération de cash dans un environnement de taux plus élevés
Le troisième trimestre a été assez paradoxal.
La guerre au Moyen-Orient a fait remonter le pétrole au-dessus de 100 dollars. L’inflation est repartie à la hausse. Et les taux d’intérêt ont augmenté presque partout dans le monde.
Pourtant, les cours de la bourse mondiale ont peu bougé. Ils terminent le trimestre légèrement en hausse. Mais derrière cette stabilité apparente, il y a eu des mouvements très importants.
LES MARCHÉS EN PERSPECTIVE
La Chine a été l’un des meilleurs marchés du trimestre, après un premier semestre négatif.
À l’inverse, la Corée du Sud et Taïwan qui avaient très bien commencé l’année ont brutalement corrigé pendant l’été. Et c’est précisément pour cela que nous restons prudents face aux thèmes ou aux régions qui deviennent soudainement très populaires.
À court terme, les marchés peuvent aller très vite. Dans les deux sens.
Plutôt que d’essayer de prévoir quel pays ou quel secteur sera le prochain gagnant, nous préférons rester globaux et diversifiés. Mais le vrai changement de ce trimestre se trouve dans les taux d’intérêt.
LE PRIX DU TEMPS
Pendant plus de dix ans, nous avons vécu avec de l’argent presque gratuit. Cette période est terminée. L’inflation dans la zone euro est remontée à 3,2 % en août. Aux États-Unis, elle a atteint 3,4 %. La BCE a relevé son taux de dépôt à 2,5 % en septembre. La Banque du Japon a relevé ses taux à 1,25 %, leur niveau le plus élevé depuis plus de trente ans. Et les rendements des obligations d’État ont augmenté dans pratiquement toutes les grandes économies.
Cela change profondément la manière dont on doit regarder une entreprise.
Prenons une société qui gagne beaucoup d’argent aujourd’hui. Et comparons-la avec une société qui perd de l’argent pendant plusieurs années, mais qui promet des bénéfices importants dans le futur. Quand les taux sont proches de zéro, attendre dix ans coûte très peu. Les profits futurs ont donc beaucoup de valeur aujourd’hui. Mais lorsque les taux montent à 5, 6 ou 7 %, ce calcul change complètement. Les profits très éloignés valent beaucoup moins.
Rien n’a changé dans l’entreprise. Ses produits sont les mêmes. Son management est le même. Seul le prix du temps a changé.
LE CASH FAIT LA DIFFÉRENCE
Et c’est une distinction importante aujourd’hui. Parce que les bénéfices des entreprises restent très solides.
Les profits des sociétés cotées mondiales ont à peu près doublé depuis 2016. Ils sont passés d’environ 2 500 milliards de dollars à plus de 5 000 milliards en 2025. Et les analystes prévoient encore une forte hausse d’ici 2028. Mais une grande partie de cette croissance attendue vient de deux secteurs.
Le secteur technologique et le secteur financier. Cela peut parfaitement se réaliser. Les derniers résultats des entreprises ont d'ailleurs été excellents. Mais lorsque beaucoup d’optimisme est déjà intégré dans les prix, nous préférons ne pas dépendre d’un seul scénario.
C’est là que la génération de cash devient essentielle.
Le free cash flow, c’est l’argent qui reste réellement après avoir payé les coûts de fonctionnement et les investissements de l’entreprise. Cet argent peut servir à réduire la dette, à verser un dividende, à racheter des actions, ou à financer la croissance, sans devoir retourner voir les banques ou les marchés.
Dans un monde où une obligation d’État peut rapporter 4 ou 5 %, une action doit offrir quelque chose de plus.
Une entreprise qui génère beaucoup de cash aujourd’hui, qui peut faire croître ce cash et qui est achetée à un prix raisonnable dispose d’un avantage très concret.
Une entreprise qui ne génère pas de cash vous demande surtout de croire à ce qui arrivera demain.
NOTRE APPROCHE
Nous continuons donc à chercher des entreprises rentables, génératrices de cash, partout dans le monde.
Sans essayer de deviner quel sera le prochain thème à la mode. Car si les taux restent durablement plus élevés, le marché finira par faire une distinction de plus en plus nette entre les entreprises qui produisent du cash aujourd’hui… et celles qui promettent d’en produire un jour.
Le troisième trimestre a été assez paradoxal.
La guerre au Moyen-Orient a fait remonter le pétrole au-dessus de 100 dollars. L’inflation est repartie à la hausse. Et les taux d’intérêt ont augmenté presque partout dans le monde.
Pourtant, les cours de la bourse mondiale ont peu bougé. Ils terminent le trimestre légèrement en hausse. Mais derrière cette stabilité apparente, il y a eu des mouvements très importants.
LES MARCHÉS EN PERSPECTIVE
La Chine a été l’un des meilleurs marchés du trimestre, après un premier semestre négatif.
À l’inverse, la Corée du Sud et Taïwan qui avaient très bien commencé l’année ont brutalement corrigé pendant l’été. Et c’est précisément pour cela que nous restons prudents face aux thèmes ou aux régions qui deviennent soudainement très populaires.
À court terme, les marchés peuvent aller très vite. Dans les deux sens.
Plutôt que d’essayer de prévoir quel pays ou quel secteur sera le prochain gagnant, nous préférons rester globaux et diversifiés. Mais le vrai changement de ce trimestre se trouve dans les taux d’intérêt.
LE PRIX DU TEMPS
Pendant plus de dix ans, nous avons vécu avec de l’argent presque gratuit. Cette période est terminée. L’inflation dans la zone euro est remontée à 3,2 % en août. Aux États-Unis, elle a atteint 3,4 %. La BCE a relevé son taux de dépôt à 2,5 % en septembre. La Banque du Japon a relevé ses taux à 1,25 %, leur niveau le plus élevé depuis plus de trente ans. Et les rendements des obligations d’État ont augmenté dans pratiquement toutes les grandes économies.
Cela change profondément la manière dont on doit regarder une entreprise.
Prenons une société qui gagne beaucoup d’argent aujourd’hui. Et comparons-la avec une société qui perd de l’argent pendant plusieurs années, mais qui promet des bénéfices importants dans le futur. Quand les taux sont proches de zéro, attendre dix ans coûte très peu. Les profits futurs ont donc beaucoup de valeur aujourd’hui. Mais lorsque les taux montent à 5, 6 ou 7 %, ce calcul change complètement. Les profits très éloignés valent beaucoup moins.
Rien n’a changé dans l’entreprise. Ses produits sont les mêmes. Son management est le même. Seul le prix du temps a changé.
LE CASH FAIT LA DIFFÉRENCE
Et c’est une distinction importante aujourd’hui. Parce que les bénéfices des entreprises restent très solides.
Les profits des sociétés cotées mondiales ont à peu près doublé depuis 2016. Ils sont passés d’environ 2 500 milliards de dollars à plus de 5 000 milliards en 2025. Et les analystes prévoient encore une forte hausse d’ici 2028. Mais une grande partie de cette croissance attendue vient de deux secteurs.
Le secteur technologique et le secteur financier. Cela peut parfaitement se réaliser. Les derniers résultats des entreprises ont d'ailleurs été excellents. Mais lorsque beaucoup d’optimisme est déjà intégré dans les prix, nous préférons ne pas dépendre d’un seul scénario.
C’est là que la génération de cash devient essentielle.
Le free cash flow, c’est l’argent qui reste réellement après avoir payé les coûts de fonctionnement et les investissements de l’entreprise. Cet argent peut servir à réduire la dette. À verser un dividende. À racheter des actions. Ou à financer la croissance, sans devoir retourner voir les banques ou les marchés.
Dans un monde où une obligation d’État peut rapporter 4 ou 5 %, une action doit offrir quelque chose de plus.
Une entreprise qui génère beaucoup de cash aujourd’hui, qui peut faire croître ce cash et qui est achetée à un prix raisonnable dispose d’un avantage très concret.
Une entreprise qui ne génère pas de cash vous demande surtout de croire à ce qui arrivera demain.
NOTRE APPROCHE
Nous continuons donc à chercher des entreprises rentables, génératrices de cash, partout dans le monde.
Sans essayer de deviner quel sera le prochain thème à la mode. Car si les taux restent durablement plus élevés, le marché finira par faire une distinction de plus en plus nette entre les entreprises qui produisent du cash aujourd’hui… et celles qui promettent d’en produire un jour.
Avertissement juridique
Les informations contenues dans cette vidéo ont une vocation d'information générale qui ne tient pas compte des objectifs d'investissement, de la situation financière ou des besoins spécifiques d'un investisseur. Cette vidéo ne doit en particulier pas être remise à un investisseur américain (tel que défini par la réglementation américaine).
Cette vidéo est basée sur des sources que TreeTop Asset Management SA (la « Société ») estime fiables et qui reflètent les opinions des gérants de la Société. Cette vidéo, présentée à des fins d'information, ne constitue pas un conseil en investissement ou une offre de produit. La Société n'assume aucune responsabilité, directe ou indirecte, quant à l'utilisation des informations contenues dans cette vidéo.
Les données relatives aux performances et tendances passées ne constituent pas nécessairement une indication des performances ou des évolutions futures.
Données et informations datant d'octobre 2026. Publiée par TreeTop Asset Management SA, une Société de gestion d'OPCVM agréé conformément aux dispositions du Chapitre 15 de la Loi luxembourgeoise du 17 décembre 2010.
Avertissement juridique
Les informations contenues dans cette vidéo ont une vocation d'information générale qui ne tient pas compte des objectifs d'investissement, de la situation financière ou des besoins spécifiques d'un investisseur. Cette vidéo ne doit en particulier pas être remise à un investisseur américain (tel que défini par la réglementation américaine).
Cette vidéo est basée sur des sources que TreeTop Asset Management SA (la « Société ») estime fiables et qui reflètent les opinions des gérants de la Société. Cette vidéo, présentée à des fins d'information, ne constitue pas un conseil en investissement ou une offre de produit. La Société n'assume aucune responsabilité, directe ou indirecte, quant à l'utilisation des informations contenues dans cette vidéo.
Les données relatives aux performances et tendances passées ne constituent pas nécessairement une indication des performances ou des évolutions futures.
Données et informations datant d'octobre 2026. Publiée par TreeTop Asset Management SA, une Société de gestion d'OPCVM agréé conformément aux dispositions du Chapitre 15 de la Loi luxembourgeoise du 17 décembre 2010.